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peu. Et cet autre monde a une autre économie, d'autres  media, d'autres infos, une autre histoire. D'autres histoires.Et quoi qu'on en pense, il est probable que ces histoires passent aujourd'hui par Oaxaca.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 8 janvier 2008
 
Mesdames & messieurs ; il existe aujourd’hui un moyen de perdre du poids dont les résultats en terme de mortalité dépassent largement ceux des régimes traditionnels à base d’ananas ou autres : ce moyen est infaillible : c’est la cigarette.
 
Si vous réussissez à réduire vos consommations caloriques tout en vous remettant à fumer, vous pouvez perdre 5 kilos dès la première semaine.
 
Je m’adresse ici particulièrement aux gens de mon âge : nous avons joui, nous avons profité, nous avons tout découvert : pourquoi finir sur une note aussi sinistre qu’une maison de retraite? Notre monde s’oublie : nous l’avons bien pillé, allons nous nous renier face à la mort ?  Soyons fair play et disparaissons comme nous sommes apparus : dans la joie et le foutre à gogo. Libéralisons tous les vices encore illégaux et jouissons jusqu’à la seule mort digne de nous, libres et fiers comme une bière : partons en fumée.


dracuLito
par vampyr sentimental
Dimanche 23 décembre 2007
De l’autre côté du miroir.
 
 
De l’autre côté du miroir, notre ombre, notre reflet le plus sombre : non pas le plus criminel, simplement le plus inconscient, le plus primaire, le plus pauvre, a pris notre place parmi nos amis, ces gens avec qui nous avons passé tant d’années en commun. Et la greffe prend si rapidement, avec tant de plaisirs partagés, que c’est touchant.
 
Nos amis ne sont plus ces objets choisis pour leurs fantaisies baroques ou leurs peurs spirituelles : nous ne nous recherchons plus en eux, nous avons accepté notre différence, été confronté à cette évidence ; nous les voyons enfin tels qu’ils sont et ils ne s’étaient pas trompés avec toi : tu les trouves beaux.
 
De l’autre côté du miroir, on voit tout à travers du verre et une plaque de métal. Les couleurs sont délavées, les formes jamais très bien proportionnées. Nous n’avons plus de reflet : l’animal familier n’était pas sauvage : il est redevenu étranger. Tout est plus apaisé, simple, évident. Enfin on est bien : là...  mais si loin.


conDe draCulin
par vampyr sentimental
Dimanche 16 décembre 2007
       1. Le Pourquoi ? et le Comment ?  
  
Pourquoi certains, qui possèdent encore une imagination terrible et furieuse comme un rapide, ne désirent-ils plus raconter d’histoires ? Pourquoi d’autres, qui ont perdu toutes leurs billes au C.P., se tueraient-il si même la pub ne racontait plus d’histoires ?
 
Si nous passons toutes considérations politiques & criminelles qui rendent sentimental, et si nous voulons bien voir ce qui se joue sur la scène : alors nous devons comprendre à la fois l’enjeu crucial de ces questions, et la chance que nous avons de les avoir encore sous les yeux :
 
Pourquoi certains, qui possèdent encore une imagination terrible et furieuse comme un rapide, ne désirent-ils plus raconter d’histoires ? Pourquoi d’autres, qui ont perdu toutes leurs billes au C.P., se tueraient-il si même la pub ne racontait plus d’histoires ?
 
Nous sommes chanceux car la question du pourquoi vivre à encore besoin d’être répondue. Si les artistes préviennent les autres hommes sur le Pourquoi ? et le Comment ?, seuls les plus riches réussissent à gifler une population qui n’est plus artiste elle-même. Mais la terreur n’est-elle pas un moyen d’éducation dépassé ?
 
La lucidité n’a jamais été un remède. C’est un traitement de choc qui dépote son patient d’intérieur pour le replanter dans de vastes forêts noires, où la lumière de chaque herbe qui devient arbre provoque les coups de foudre du tonnerre. Même si nous devons pour cela partir chercher beaucoup de gin et jouir de corps merveilleux en passant par le bagne, transformer nos déséquilibres précaires en parties de jazz requiert une belle discipline. Quelle rugosité offres-tu aux nuages ?  
 
Comment vivre ? Les gens ont la télévision mais comment les autres peuvent-ils survivre à l’ennui s’ils ne peuvent plus raconter des histoires à ceux qui ne peuvent plus les écouter? Au cœur de la machine, la condition du combat est la plus défavorable. Rappelons que les grands stratèges réussissent à inverser les positions : Debord par ses dérives, depuis le croisement de la rue Saint-Jacques et de la rue Royer-Collard près du Pantalon jusqu’à la rue du Bouloi, comme Lynch entre Mulholland Drive et INLAND EMPIRE, ont œuvré par la terreur car il ne reste plus qu’une seule histoire à raconter : la nôtre.  
 
Est-ce bien suffisant ? Imprimer le temps et lui retirer sa date limite de consommation n’est pas une mince affaire. Mais Le Pourquoi ? est si lié au Comment ? qu’il suffit de leur demander directement : voyez ce qu’ils ont créé, voyez comme ils vivent. Si on ne peut voir un film, regarder une toile ou lire un livre sans refaire le chemin que son auteur a parcouru, nous devons alors prendre position clairement dans la culture par rapport au Pourquoi ? et au Comment ? L’impressionnisme n'a jamais eu d'avenir, si ce n'est commercial.
 
La culture propose un grand nombre de fleurs merveilleuses et l’épreuve du jardin en a tué plus d’un qui cherchait à recourir aux forêts. Dans les bois, des arbres magnifiques plongent leurs racines si profondément qu’ils enserrent le cœur de notre terre, et leurs branches se déploient si largement que c’est en se noyant dans leurs fleurs qu’on aimerait uniquement respirer. En réalité, il ne faut pas avoir peur et ne pas hésiter à se tailler un beau bâton avec une de leurs branches. Il aide à casser le dos des rats et rend la marche plus noble, plus décidée : donnons des jambes aux arbres, eux savent très bien quel sol est bénéfique, lequel est un poison. Et si tu as choisi le plus mauvais des compagnons, c’est uniquement sur la route que tu t’en apercevras : alors tu le jettes et sors ta machete pour en trouver un meilleur.  
 
Beaucoup trop d’artistes de valeur ne dépassent pas la communication d’un monde qui ne conviendrait qu’à des artistes : comme ce monde n’existe pas, ils meurent jeunes avec toute une suite à leur côté. D’autres se contentent de se souvenir des anciens mondes afin de libérer une création sans d’autres limites que le goût et l’esprit : là on peut vivre certainement, même mûrir au sein de ce qui disparaît, car nous devenons alors une force de transformation, peut-être l’olivier qui aidera Ulysse à poursuivre son voyage. Qui d'autre que lui serait capable de nous débarrasser des prétendants?



ConDe DraCulin
par vampyr sentimental
Jeudi 13 décembre 2007

Il existe des créatures vraiment très viles. Des hommes & des femmes qui n’ont aucune excuse, génétique ou environnementale, pour se sortir indemne d’une telle accusation de vilenie. Nous savons que les humains se regroupent, depuis une bonne grosse dizaine de milliers d’années, dans l’espoir de survivre. Nous savons bien comme ils essaient de surmonter leur laideur par des caresses toujours plus subtiles. Et personne n’ignore que depuis la prise en main du paradis terrestre pour nous, les hommes, la seule question douteuse à résoudre reste : que faire du vilain ?
 
Nous sommes frustrés, à notre époque anti-moderne, d’un système de caste visible et cohérent, permettant de reconnaître sur son visage qui est un homme, qui est une sous-merde. Aujourd’hui une sous-merde a de grandes chances, après quelques années d’ancienneté, d’enlaidir tout ce qui l’entoure. 
 
Vous me direz : beau, laid : affaire de goût ! Une telle expression dénote bien un fort goût de chiotte en général, je préviens les novices. Il suffit de voir le passage de l’adolescence sur le visage d’un jeune : hier elle dormait sur le dos et penser au lendemain n’éveillait que des images confiantes, des blagues futures ou des parties de foot entre amies. Ce matin, ses joues dégoulinent de pus et demain, on prendra encore la petite la main dans le sac. Si vous refusez l’évidence que la nature met sous vos yeux, changez de magicien : les troubles mentaux qui permettent le passage à l’âge adulte sont graves. Nombreux en gardent des cicatrices à vie.
 
Certains estiment que face à l’incertitude butée de la jeunesse, les problèmes d’acné seront résolus par l’industrie du flash-ball. Il faut souligner que ceux qui mettent en place de telles politiques d’esthétique publique croient réellement se voir lorsqu’ils se regardent dans la glace. Cette blague que nous faisions aux Africains ne fait plus rire personne et en silence, les initiés se sourient quand celui-là et celle-ci se cherchent dans un miroir : tout le monde sait qu’on ne peut trouver ce qu’on a perdu.


                                                                                                                                                                         cOnde draCulin
par vampyr sentimental
Mardi 11 décembre 2007
 p.57 :

" Tous ceux qui sont adaptés à ce pays tel qu'il est aujourd'hui sont des idiots, et un homme qui cherche à adapter ses enfants à ce qui les entoure ferait mieux de leur trancher la gorge."
  

comme je ne suis plus sentimental, ces bêtises ne me font plus rire plus de 25 secondes. comprenez qu'il est l'heure de repartir chercher de la viande, alors je livre ce blog à la science de tous, prenez tout ce qui vous sera utile et faîtes de beaux rêves.
par vampyr sentimental

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